<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	>
<channel>
	<title>Commentaires sur : ÃŽle Verte, monde imaginal, Terre de l&#8217;Ã¢me</title>
	<atom:link href="http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/02/13/ile-verte-monde-imaginal-terre-de-lame/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/02/13/ile-verte-monde-imaginal-terre-de-lame/</link>
	<description></description>
	<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 04:59:18 +0000</pubDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.6.5</generator>
		<item>
		<title>Par : robert</title>
		<link>http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/02/13/ile-verte-monde-imaginal-terre-de-lame/#comment-3051</link>
		<dc:creator>robert</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Feb 2007 12:46:12 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/02/13/ile-verte-monde-imaginal-terre-de-lame/#comment-3051</guid>
		<description>Elle est supra-sensationelle, l'Ã®le, tout simplement ;)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Elle est supra-sensationelle, l&#8217;Ã®le, tout simplement <img src='http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Muskull</title>
		<link>http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/02/13/ile-verte-monde-imaginal-terre-de-lame/#comment-2859</link>
		<dc:creator>Muskull</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Feb 2007 17:11:15 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/02/13/ile-verte-monde-imaginal-terre-de-lame/#comment-2859</guid>
		<description>Ce n'est qu'une page parmi des millions de pages, comment dire encore l'apprivoisement de l'infini ?
Le poÃ¨te me pousse, me bouscule en ma craintivitÃ© animale, le secret de ma nuit, ma caverne peinte, mes Ã©blouissements de l'en dehors dont l'ici est le thÃ©Ã¢tre et la geste grandiose de Son dit...

Il est cette Ã®le qui est, 

Tous errent et la cherchent, la cÃ´toyant sans cesse,
Quand du coin de lâ€™Å“il ils en perÃ§oivent une lueur
Ils la nient aussitÃ´t, ne voulant croire Ã  ce rÃ©el.
La peur aussi, est-ce la folie qui mâ€™Ã©gare ?

Tous passent, ne voulant voir le ressac et les grÃ¨ves,
Ne voulant entendre ces chants doux qui dansent
En Ã¢mes, fleurs et frondaisons. Les vouant Ã  leurs dÃ©mons...
Aveugles et sourds, punis par leur vouloir dâ€™un ailleurs Ã  leur guise.

Tous humains en ronde dÃ©sespÃ©rÃ©e autour de la source,
Ils posent pourtant la main sur la pierre, la sentent,
Mais refusent lâ€™eau qui chantonne, ignorÃ©e mais joyeuse.
De ce maigre repos, ils repartent en soif encore plus amÃ¨re.

Il est cette source qui est,

Loin des guerres mÃªme minimes, en murmure de paix aux sens des sages,
En dits et contes, en rencontres connaissantes du partage,
En signes renouvelÃ©s sur le chemin dâ€™Ã©veil dâ€™autres sens,
De ceux qui durent aprÃ¨s la dissolution du corps, et dÃ©couvrent le vrai.

Il y a cette eau qui coule, toujours, venue dâ€™Ã®le,
Venue des chants qui la rÃ©vÃ¨lent aux assourdis, qui oint les yeux.
Venue de la lumiÃ¨re reine qui les accueille au sortir du sommeil,
Venue de leur rÃªve et promesse quâ€™ils se hÃ¢tent dâ€™oublier.

Quel est ce vent qui emporte les rÃªves ?
Qui est-il celui qui prÃ©figure lâ€™ensevelissement des possibles,
Qui est ce magicien dont le plaisir est de faire durer
Le pouvoir, les masques et la farce ?

Il est un vent qui est,

Quand il vient, il emporte les masques, papiers collÃ©s sur mur sourd,
Quand il vient, il dÃ©nude, il montre, câ€™est douloureux,
Quand il vient, il apaise lâ€™acceptant et lui offre le voile.
Dans lâ€™invisible, tu ne cherches plus, tu as trouvÃ©...

Quand il est, et reste pour toi, pour ton besoin qui lâ€™appelle,
Il te porte partout et te rÃ©enfante, te chante ta mÃ©moire oubliÃ©e,
Retrace les liens de toi au monde et aux antÃ©cÃ©dents,
Une vie recrÃ©Ã©e dans la lumiÃ¨re et les chants de lâ€™Ã®le.

Alors lui reconnu, reste dans ce vent qui te mÃ¨ne vers la plage,
Les chants te protÃ¨gent, tu te nourris des dits, de ton tissage de vie,
Tu viens et tu es acceptÃ©. Alors tu te glisses semblable dans lâ€™Ã©lan,
Dans lâ€™appel silencieux aux naufragÃ©s du monde.


RIVAGE


Il nâ€™y a plus que silence Ã  lâ€™approche du lieu rÃªvÃ©,
Sur une houle sereine, bruissante lÃ  bas sur le sable, la voile tombe,
DÃ©sormais inutile. Les gestes se suivent, marins, prÃ©cis, automatiques,
Mais les yeux se noient en larmes, tournÃ©s vers ce rivage.

Ce silence et aussi la crainte de nâ€™Ãªtre acceptÃ© aprÃ¨s ce long effort,
La certitude pÃ©renne dâ€™y venir enfin, dâ€™advenir, ne suffit pas,
Ce monstrueux ocÃ©an si peuplÃ© de puissances, cette insignifiance du soi,
Ce besoin, toujours reconstruit, cette soif lancinante suffirait-elle ?

Traces des pieds nus sur le sable vierge, le dÃ©sir dâ€™Ãªtre moins lourd, 
Comme un oiseau. Trop de sels sur les lÃ¨vres en dits inaboutis,
Trop de vouloirs, Ãªtre, paraÃ®tre, Ã©coutes et attentions...
Trop dâ€™oublis, mais pourtant, ta trace est venue sur ce rivage.

Accepte, alors le chant est audible, ce sont les notes les plus fines
Cueillies en ton voyage, aux cimes de tes Ã©lans les plus fous,
Qui peut savoir sinon toi, sinon ta mÃ©moire que tu poses lÃ ,
En offrande. Tu sais dÃ©jÃ  alors ce qui Ã©tait juste et tu es moins nu.

Qui de toi, quoi de toi, face Ã  cette lumiÃ¨re qui vient de lâ€™Ã®le,
Face Ã  ces regards amoureux, Ã  ces chants qui brÃ»lent lâ€™inutile.
Venu de toi-mÃªme, portÃ© ; tu Ã©tais dÃ©sirÃ©, appelÃ©, aidÃ©, accouchÃ©...
Alors tu le sais, tu retrouves tout ce que tu croyais perdu.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Ce n&#8217;est qu&#8217;une page parmi des millions de pages, comment dire encore l&#8217;apprivoisement de l&#8217;infini ?<br />
Le poÃ¨te me pousse, me bouscule en ma craintivitÃ© animale, le secret de ma nuit, ma caverne peinte, mes Ã©blouissements de l&#8217;en dehors dont l&#8217;ici est le thÃ©Ã¢tre et la geste grandiose de Son dit&#8230;</p>
<p>Il est cette Ã®le qui est, </p>
<p>Tous errent et la cherchent, la cÃ´toyant sans cesse,<br />
Quand du coin de lâ€™Å“il ils en perÃ§oivent une lueur<br />
Ils la nient aussitÃ´t, ne voulant croire Ã  ce rÃ©el.<br />
La peur aussi, est-ce la folie qui mâ€™Ã©gare ?</p>
<p>Tous passent, ne voulant voir le ressac et les grÃ¨ves,<br />
Ne voulant entendre ces chants doux qui dansent<br />
En Ã¢mes, fleurs et frondaisons. Les vouant Ã  leurs dÃ©mons&#8230;<br />
Aveugles et sourds, punis par leur vouloir dâ€™un ailleurs Ã  leur guise.</p>
<p>Tous humains en ronde dÃ©sespÃ©rÃ©e autour de la source,<br />
Ils posent pourtant la main sur la pierre, la sentent,<br />
Mais refusent lâ€™eau qui chantonne, ignorÃ©e mais joyeuse.<br />
De ce maigre repos, ils repartent en soif encore plus amÃ¨re.</p>
<p>Il est cette source qui est,</p>
<p>Loin des guerres mÃªme minimes, en murmure de paix aux sens des sages,<br />
En dits et contes, en rencontres connaissantes du partage,<br />
En signes renouvelÃ©s sur le chemin dâ€™Ã©veil dâ€™autres sens,<br />
De ceux qui durent aprÃ¨s la dissolution du corps, et dÃ©couvrent le vrai.</p>
<p>Il y a cette eau qui coule, toujours, venue dâ€™Ã®le,<br />
Venue des chants qui la rÃ©vÃ¨lent aux assourdis, qui oint les yeux.<br />
Venue de la lumiÃ¨re reine qui les accueille au sortir du sommeil,<br />
Venue de leur rÃªve et promesse quâ€™ils se hÃ¢tent dâ€™oublier.</p>
<p>Quel est ce vent qui emporte les rÃªves ?<br />
Qui est-il celui qui prÃ©figure lâ€™ensevelissement des possibles,<br />
Qui est ce magicien dont le plaisir est de faire durer<br />
Le pouvoir, les masques et la farce ?</p>
<p>Il est un vent qui est,</p>
<p>Quand il vient, il emporte les masques, papiers collÃ©s sur mur sourd,<br />
Quand il vient, il dÃ©nude, il montre, câ€™est douloureux,<br />
Quand il vient, il apaise lâ€™acceptant et lui offre le voile.<br />
Dans lâ€™invisible, tu ne cherches plus, tu as trouvÃ©&#8230;</p>
<p>Quand il est, et reste pour toi, pour ton besoin qui lâ€™appelle,<br />
Il te porte partout et te rÃ©enfante, te chante ta mÃ©moire oubliÃ©e,<br />
Retrace les liens de toi au monde et aux antÃ©cÃ©dents,<br />
Une vie recrÃ©Ã©e dans la lumiÃ¨re et les chants de lâ€™Ã®le.</p>
<p>Alors lui reconnu, reste dans ce vent qui te mÃ¨ne vers la plage,<br />
Les chants te protÃ¨gent, tu te nourris des dits, de ton tissage de vie,<br />
Tu viens et tu es acceptÃ©. Alors tu te glisses semblable dans lâ€™Ã©lan,<br />
Dans lâ€™appel silencieux aux naufragÃ©s du monde.</p>
<p>RIVAGE</p>
<p>Il nâ€™y a plus que silence Ã  lâ€™approche du lieu rÃªvÃ©,<br />
Sur une houle sereine, bruissante lÃ  bas sur le sable, la voile tombe,<br />
DÃ©sormais inutile. Les gestes se suivent, marins, prÃ©cis, automatiques,<br />
Mais les yeux se noient en larmes, tournÃ©s vers ce rivage.</p>
<p>Ce silence et aussi la crainte de nâ€™Ãªtre acceptÃ© aprÃ¨s ce long effort,<br />
La certitude pÃ©renne dâ€™y venir enfin, dâ€™advenir, ne suffit pas,<br />
Ce monstrueux ocÃ©an si peuplÃ© de puissances, cette insignifiance du soi,<br />
Ce besoin, toujours reconstruit, cette soif lancinante suffirait-elle ?</p>
<p>Traces des pieds nus sur le sable vierge, le dÃ©sir dâ€™Ãªtre moins lourd,<br />
Comme un oiseau. Trop de sels sur les lÃ¨vres en dits inaboutis,<br />
Trop de vouloirs, Ãªtre, paraÃ®tre, Ã©coutes et attentions&#8230;<br />
Trop dâ€™oublis, mais pourtant, ta trace est venue sur ce rivage.</p>
<p>Accepte, alors le chant est audible, ce sont les notes les plus fines<br />
Cueillies en ton voyage, aux cimes de tes Ã©lans les plus fous,<br />
Qui peut savoir sinon toi, sinon ta mÃ©moire que tu poses lÃ ,<br />
En offrande. Tu sais dÃ©jÃ  alors ce qui Ã©tait juste et tu es moins nu.</p>
<p>Qui de toi, quoi de toi, face Ã  cette lumiÃ¨re qui vient de lâ€™Ã®le,<br />
Face Ã  ces regards amoureux, Ã  ces chants qui brÃ»lent lâ€™inutile.<br />
Venu de toi-mÃªme, portÃ© ; tu Ã©tais dÃ©sirÃ©, appelÃ©, aidÃ©, accouchÃ©&#8230;<br />
Alors tu le sais, tu retrouves tout ce que tu croyais perdu.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : zazie</title>
		<link>http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/02/13/ile-verte-monde-imaginal-terre-de-lame/#comment-2835</link>
		<dc:creator>zazie</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Feb 2007 23:39:44 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/02/13/ile-verte-monde-imaginal-terre-de-lame/#comment-2835</guid>
		<description>"Les mains plus nues qu'Ã  ma naissance et la lÃ¨vre plus libre, l'oreille Ã  ces coraux oÃ¹ gÃ®t la plainte d'un autre Ã¢ge,
Me voici restituÃ© Ã  ma rive nataleâ€¦ Il n'est d'histoire que de l'Ã¢me, il n'est d'aisance que de l'Ã¢me...."
Saint-John Perse, Exil [1941], in Ã‰loges</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;Les mains plus nues qu&#8217;Ã  ma naissance et la lÃ¨vre plus libre, l&#8217;oreille Ã  ces coraux oÃ¹ gÃ®t la plainte d&#8217;un autre Ã¢ge,<br />
Me voici restituÃ© Ã  ma rive nataleâ€¦ Il n&#8217;est d&#8217;histoire que de l&#8217;Ã¢me, il n&#8217;est d&#8217;aisance que de l&#8217;Ã¢me&#8230;.&#8221;<br />
Saint-John Perse, Exil [1941], in Ã‰loges</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Muskull</title>
		<link>http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/02/13/ile-verte-monde-imaginal-terre-de-lame/#comment-2784</link>
		<dc:creator>Muskull</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Feb 2007 17:37:32 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/02/13/ile-verte-monde-imaginal-terre-de-lame/#comment-2784</guid>
		<description>Petit glanage sur le mythÃ¨me de l'insularitÃ© en terres d'occident :
" Il est temps maintenant de faire quelques remarques dâ€™Ã©tymologie pour souligner le lien intrinsÃ¨que qui existe entre lâ€™Ã®le et le sacrÃ©. Ã€ la limite, on pourrait presque parler de plÃ©onasme lorsque lâ€™on rapproche les deux termes. Il sâ€™agit en effet dâ€™un mÃªme registre de pensÃ©e et donc dâ€™expression. Lâ€™origine des mots Â« Ã®le Â» et Â« sacrÃ© Â» nous le montre clairement.

â€¢ Lâ€™Ã®le est un des symboles majeurs de la gÃ©ographie sacrÃ©e : elle est ce bout de terre qui est sÃ©parÃ©, isolÃ© par la mer qui forme ses limites naturelles (Ã¯le/isle, mÃªme racine que lâ€™italien isola, lâ€™anglais island, Islandeâ€¦).

Par son isolement mÃªme, Â« lâ€™Ã®le est un monde en rÃ©duction, une image du cosmos, complÃ¨te et parfaite Â», justement parce quâ€™elle reprÃ©sente Â« une valeur sacrale concentrÃ©e Â», la notion rejoignant par lÃ  mÃªme celle du temple13.

â€¢ le temple : radical i-e tem- (couper, dÃ©limiter, partager), que lâ€™on retrouve dans le grec temenos, qui signifie domaine sÃ©parÃ©, espace rÃ©servÃ© au culte : Â« lâ€™endroit rÃ©servÃ© aux dieux, lâ€™enceinte sacrÃ©e entourant un sanctuaire et qui est un lieu intouchable Â» [cf. la tempe ? zone de la tÃªte que lâ€™on ne doit pas toucher = temple au XIe siÃ¨cle]. Sur la mÃªme racine, nous trouvons le latin tem-plum, qui dÃ©signait Ã  lâ€™origine un lieu bien prÃ©cis : Â« Le secteur du ciel que lâ€™augure romain dÃ©limitait Ã  lâ€™aide de son bÃ¢ton et dans lequel il observait, soit les phÃ©nomÃ¨nes naturels, soit le passage des oiseaux ; il en est venu Ã  dÃ©signer le lieu, ou lâ€™Ã©difice sacrÃ©, oÃ¹ se pratiquait cette observation du ciel Â»14.

â€¢ le sacrÃ© : lÃ  encore, dâ€™un point de vue Ã©tymologique, le terme sacrÃ© dÃ©signe ce qui appartient Ã  un domaine sÃ©parÃ©, interdit et inviolable (enceinte sacrÃ©e) ; puis par dÃ©rivation ce qui fait lâ€™objet dâ€™un sentiment de rÃ©vÃ©rence religieuse.

Or nous savons quâ€™en manifestant le sacrÃ©, un objet ou un lieu deviennent autre chose, sans cesser dâ€™Ãªtre eux-mÃªmes : ils participent au milieu cosmique environnant mais prennent en mÃªme temps une dimension trÃ¨s diffÃ©rente. En effet, le sacrÃ© est saturÃ© dâ€™Ãªtre ; il devient la rÃ©alitÃ© essentielle et, pour ceux qui croient, la seule rÃ©alitÃ© vÃ©ritable. "
Francis Conte

"1. Lâ€™Ã®le Bujan nâ€™est pas seulement la premiÃ¨re des Ã®les, mais aussi la premiÃ¨re terre et câ€™est pourquoi elle est le foyer du sacrÃ©. Le nom mÃªme de Bujan, outre les multiples significations que lâ€™on attribue Ã  la racine buj, contient un sens rÃ©vÃ©lateur et tout Ã  fait caractÃ©ristique de la sÃ©mantique de lâ€™Ã®le dans toutes ses significations celui de hauteur (Vieux-russe buj : colline, montagne, hauteur) ;

2. Ã€ l'origine de lâ€™Ã®le (ou bien sur elle) se trouve le rocher (bel-gorjuÄ? kamen', kamen'-alatyr'). Le motif du rocher est essentiel. L'Ã®le est en fait un rocher au milieu de la mer (cf. les dÃ©nominations frÃ©quentes : kamennyj ostrov, kamenâ€™-ostrov, i.e. Â« lâ€™Ã®le de pierre Â» ou lâ€™Â« Ã®le-pierre Â»). Lâ€™idÃ©e trÃ¨s rÃ©pandue selon laquelle les rochers poussent contribue Ã  renforcer le motif de lâ€™apparition de l'Ã®le comme premiÃ¨re terre. Tout aussi essentielle est lâ€™idÃ©e que le rocher incarne la stabilitÃ© et la force dont lâ€™Ã®le, entourÃ©e par les eaux, ne peut se passer. Le rocher-alatyr', le Â« pÃ¨re de tous les rochers Â», est le premier rocher. On rencontre cette image non seulement dans les conjurations, mais aussi dans les poÃ¨mes spirituels (en particulier dans le Stix o golubinoj knige, qui est lui-mÃªme gravÃ© sur ce rocher), et dans les bylines, oÃ¹ il symbolise le monde Ã©tranger. Sous le rocher se trouve une force puissante. Et c'est par la force du rocher que se fixent les paroles de la conjuration ;

3. les objets se trouvant sur cette Ã®le primitive se dÃ©finissent Ã  leur tour en tant que premiers ou aÃ®nÃ©s. On y trouve une Ã©glise, une colonne ou un chÃªne, et, en-dessous, un buisson d'osier blanc, sous le buisson, un rocher, sur le rocher, une toison, sur la toison, un serpent. Dans un ordre diffÃ©rent, on y trouve un tombeau (Ã  l'intÃ©rieur, une sainte femme ou une belle jeune fille), sur le tombeau, une planche, sous la planche, le chagrin. Ou bien encore: on y trouve trois forges dont les forgerons sont des dÃ©mons ; ils forgent une Ã©pÃ©e ou des flÃ¨ches destinÃ©es Ã  l'ennemi. C'est lÃ  encore que vivent les maladies ;

4. de nombreux personnages habitent l'Ã®le: le Christ, la MÃ¨re de Dieu, les saints, les sages, les dÃ©mons, le serpent, l'oiseau, l'animal sauvage. En gÃ©nÃ©ral, il n'y a pas de vivants parmi eux. Et si un jeune homme ou une jeune fille apparaissent sur l'Ã®le, ils sont soit morts, soit prisonniers. Les personnages teriomorphes sont les ancÃªtres primitifs des animaux (chacun dans son espÃ¨ce) : le serpent est l'aÃ®nÃ© de tous les serpents, l'oiseau, le pÃ¨re de tous les oiseaux, l'animal sauvage, le pÃ¨re de tous les animaux sauvages ;

5. comme lâ€™a dÃ©jÃ  fait remarquer A.N. Afanas'ev, les reprÃ©sentations attachÃ©es Ã  l'Ã®le Bujan sont liÃ©es aux reprÃ©sentations de lâ€™irie (irija, vyrija), contrÃ©e chaude en bordure de mer ou sur une Ã®le, oÃ¹ se rendent les oiseaux et les serpents pour lâ€™hiver. Le motif du serpent sur l'Ã®le est rÃ©current. Dans les conjurations, le serpent est couchÃ© sous le chÃªne, sur une toison, et lÃ¨che un rocher blanc. Ce n'est pas un hasard si de nombreuses Ã®les s'appellent Â« Ã®le du serpent Â» (zmeinyj). "
A. Bajburin

"Câ€™est dans cette affirmation de sa centralitÃ© que le microcosme insulaire retrouve lâ€™universel. Câ€™est dans cette affirmation quâ€™il traduit son caractÃ¨re sacrÃ©. En effet, Gilbert Durand nâ€™affirme-t-il pas que Â« si la notion de centre intÃ¨gre rapidement des Ã©lÃ©ments mÃ¢les, il est important de signaler ses infrastructures obstÃ©tricales et gynÃ©cologiques : le centre est nombril, omphalos du monde. Câ€™est pour ces raisons utÃ©rines que ce qui sacralise avant tout un lieu câ€™est sa fermeture : Ã®les au symbole amniotique, ou encore forÃªt dont lâ€™horizon se clÃ´t lui-mÃªme. Le lieu sacrÃ© est bien une cosmisation. Â»
.../...
"Cette idÃ©e de lâ€™Ã®le comme nombril du monde existait dÃ©jÃ  dans la GrÃ¨ce antique. Les Grecs anciens, sâ€™ils nâ€™avaient apparemment aucun terme pour dÃ©signer lâ€™insularitÃ©, lâ€™ont cependant figurÃ©e par des expressions mÃ©taphoriques comme Â« lâ€™omphalos Â», mais aussi Â« le bouclier Â» ou Â« la coupe Â». En rÃ©alitÃ©, lâ€™omphalos est aussi le point central et le plus haut du bouclier. Et lâ€™image de lâ€™Ã®le sâ€™Ã©levant, montagne au-dessus des eaux, quâ€™HomÃ¨re, dans lâ€™OdyssÃ©e, Ã©voque Ã  plusieurs reprises constitue aussi, selon Sylvie Vilatte, Â« le trait dâ€™union naturel entre le ciel et la terre, entre le monde des Olympiens et celui des hommes Â»
.../...
"Mais une autre figure va retenir notre attention, pour construire notre image de lâ€™Ã®le sacrÃ©e, câ€™est la figure de Â« lâ€™Ã®le labyrinthe Â». Comme figure de lâ€™espace insulaire, le labyrinthe remplit deux fonctions : celle de lâ€™allongement des itinÃ©raires, dâ€™agrandissement dâ€™un espace limitÃ© ; celle de protection de lâ€™espace menacÃ© et envahi, parce que le labyrinthe retarde et rend plus difficile la pÃ©nÃ©tration de lâ€™espace insulaire. Mais câ€™est aussi, en tant que figure de la pensÃ©e humaine, une mÃ©taphore de la connaissance."
A. MEISTERSHEIM 

Sources : 
http://www.recherches-slaves.paris4.sorbonne.fr/Cahier7/Sommaire.htm
Tout cela est en nous bien que nous le sachions peu. Creuser pour trouver une Ã®le, notre Ã®le ?
Nasruddin y rÃ©pond :
"On ne vole pas un minaret avant de savoir creuser un puit." ;-)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Petit glanage sur le mythÃ¨me de l&#8217;insularitÃ© en terres d&#8217;occident :<br />
&#8221; Il est temps maintenant de faire quelques remarques dâ€™Ã©tymologie pour souligner le lien intrinsÃ¨que qui existe entre lâ€™Ã®le et le sacrÃ©. Ã€ la limite, on pourrait presque parler de plÃ©onasme lorsque lâ€™on rapproche les deux termes. Il sâ€™agit en effet dâ€™un mÃªme registre de pensÃ©e et donc dâ€™expression. Lâ€™origine des mots Â« Ã®le Â» et Â« sacrÃ© Â» nous le montre clairement.</p>
<p>â€¢ Lâ€™Ã®le est un des symboles majeurs de la gÃ©ographie sacrÃ©e : elle est ce bout de terre qui est sÃ©parÃ©, isolÃ© par la mer qui forme ses limites naturelles (Ã¯le/isle, mÃªme racine que lâ€™italien isola, lâ€™anglais island, Islandeâ€¦).</p>
<p>Par son isolement mÃªme, Â« lâ€™Ã®le est un monde en rÃ©duction, une image du cosmos, complÃ¨te et parfaite Â», justement parce quâ€™elle reprÃ©sente Â« une valeur sacrale concentrÃ©e Â», la notion rejoignant par lÃ  mÃªme celle du temple13.</p>
<p>â€¢ le temple : radical i-e tem- (couper, dÃ©limiter, partager), que lâ€™on retrouve dans le grec temenos, qui signifie domaine sÃ©parÃ©, espace rÃ©servÃ© au culte : Â« lâ€™endroit rÃ©servÃ© aux dieux, lâ€™enceinte sacrÃ©e entourant un sanctuaire et qui est un lieu intouchable Â» [cf. la tempe ? zone de la tÃªte que lâ€™on ne doit pas toucher = temple au XIe siÃ¨cle]. Sur la mÃªme racine, nous trouvons le latin tem-plum, qui dÃ©signait Ã  lâ€™origine un lieu bien prÃ©cis : Â« Le secteur du ciel que lâ€™augure romain dÃ©limitait Ã  lâ€™aide de son bÃ¢ton et dans lequel il observait, soit les phÃ©nomÃ¨nes naturels, soit le passage des oiseaux ; il en est venu Ã  dÃ©signer le lieu, ou lâ€™Ã©difice sacrÃ©, oÃ¹ se pratiquait cette observation du ciel Â»14.</p>
<p>â€¢ le sacrÃ© : lÃ  encore, dâ€™un point de vue Ã©tymologique, le terme sacrÃ© dÃ©signe ce qui appartient Ã  un domaine sÃ©parÃ©, interdit et inviolable (enceinte sacrÃ©e) ; puis par dÃ©rivation ce qui fait lâ€™objet dâ€™un sentiment de rÃ©vÃ©rence religieuse.</p>
<p>Or nous savons quâ€™en manifestant le sacrÃ©, un objet ou un lieu deviennent autre chose, sans cesser dâ€™Ãªtre eux-mÃªmes : ils participent au milieu cosmique environnant mais prennent en mÃªme temps une dimension trÃ¨s diffÃ©rente. En effet, le sacrÃ© est saturÃ© dâ€™Ãªtre ; il devient la rÃ©alitÃ© essentielle et, pour ceux qui croient, la seule rÃ©alitÃ© vÃ©ritable. &#8221;<br />
Francis Conte</p>
<p>&#8220;1. Lâ€™Ã®le Bujan nâ€™est pas seulement la premiÃ¨re des Ã®les, mais aussi la premiÃ¨re terre et câ€™est pourquoi elle est le foyer du sacrÃ©. Le nom mÃªme de Bujan, outre les multiples significations que lâ€™on attribue Ã  la racine buj, contient un sens rÃ©vÃ©lateur et tout Ã  fait caractÃ©ristique de la sÃ©mantique de lâ€™Ã®le dans toutes ses significations celui de hauteur (Vieux-russe buj : colline, montagne, hauteur) ;</p>
<p>2. Ã€ l&#8217;origine de lâ€™Ã®le (ou bien sur elle) se trouve le rocher (bel-gorjuÄ? kamen&#8217;, kamen&#8217;-alatyr&#8217;). Le motif du rocher est essentiel. L&#8217;Ã®le est en fait un rocher au milieu de la mer (cf. les dÃ©nominations frÃ©quentes : kamennyj ostrov, kamenâ€™-ostrov, i.e. Â« lâ€™Ã®le de pierre Â» ou lâ€™Â« Ã®le-pierre Â»). Lâ€™idÃ©e trÃ¨s rÃ©pandue selon laquelle les rochers poussent contribue Ã  renforcer le motif de lâ€™apparition de l&#8217;Ã®le comme premiÃ¨re terre. Tout aussi essentielle est lâ€™idÃ©e que le rocher incarne la stabilitÃ© et la force dont lâ€™Ã®le, entourÃ©e par les eaux, ne peut se passer. Le rocher-alatyr&#8217;, le Â« pÃ¨re de tous les rochers Â», est le premier rocher. On rencontre cette image non seulement dans les conjurations, mais aussi dans les poÃ¨mes spirituels (en particulier dans le Stix o golubinoj knige, qui est lui-mÃªme gravÃ© sur ce rocher), et dans les bylines, oÃ¹ il symbolise le monde Ã©tranger. Sous le rocher se trouve une force puissante. Et c&#8217;est par la force du rocher que se fixent les paroles de la conjuration ;</p>
<p>3. les objets se trouvant sur cette Ã®le primitive se dÃ©finissent Ã  leur tour en tant que premiers ou aÃ®nÃ©s. On y trouve une Ã©glise, une colonne ou un chÃªne, et, en-dessous, un buisson d&#8217;osier blanc, sous le buisson, un rocher, sur le rocher, une toison, sur la toison, un serpent. Dans un ordre diffÃ©rent, on y trouve un tombeau (Ã  l&#8217;intÃ©rieur, une sainte femme ou une belle jeune fille), sur le tombeau, une planche, sous la planche, le chagrin. Ou bien encore: on y trouve trois forges dont les forgerons sont des dÃ©mons ; ils forgent une Ã©pÃ©e ou des flÃ¨ches destinÃ©es Ã  l&#8217;ennemi. C&#8217;est lÃ  encore que vivent les maladies ;</p>
<p>4. de nombreux personnages habitent l&#8217;Ã®le: le Christ, la MÃ¨re de Dieu, les saints, les sages, les dÃ©mons, le serpent, l&#8217;oiseau, l&#8217;animal sauvage. En gÃ©nÃ©ral, il n&#8217;y a pas de vivants parmi eux. Et si un jeune homme ou une jeune fille apparaissent sur l&#8217;Ã®le, ils sont soit morts, soit prisonniers. Les personnages teriomorphes sont les ancÃªtres primitifs des animaux (chacun dans son espÃ¨ce) : le serpent est l&#8217;aÃ®nÃ© de tous les serpents, l&#8217;oiseau, le pÃ¨re de tous les oiseaux, l&#8217;animal sauvage, le pÃ¨re de tous les animaux sauvages ;</p>
<p>5. comme lâ€™a dÃ©jÃ  fait remarquer A.N. Afanas&#8217;ev, les reprÃ©sentations attachÃ©es Ã  l&#8217;Ã®le Bujan sont liÃ©es aux reprÃ©sentations de lâ€™irie (irija, vyrija), contrÃ©e chaude en bordure de mer ou sur une Ã®le, oÃ¹ se rendent les oiseaux et les serpents pour lâ€™hiver. Le motif du serpent sur l&#8217;Ã®le est rÃ©current. Dans les conjurations, le serpent est couchÃ© sous le chÃªne, sur une toison, et lÃ¨che un rocher blanc. Ce n&#8217;est pas un hasard si de nombreuses Ã®les s&#8217;appellent Â« Ã®le du serpent Â» (zmeinyj). &#8221;<br />
A. Bajburin</p>
<p>&#8220;Câ€™est dans cette affirmation de sa centralitÃ© que le microcosme insulaire retrouve lâ€™universel. Câ€™est dans cette affirmation quâ€™il traduit son caractÃ¨re sacrÃ©. En effet, Gilbert Durand nâ€™affirme-t-il pas que Â« si la notion de centre intÃ¨gre rapidement des Ã©lÃ©ments mÃ¢les, il est important de signaler ses infrastructures obstÃ©tricales et gynÃ©cologiques : le centre est nombril, omphalos du monde. Câ€™est pour ces raisons utÃ©rines que ce qui sacralise avant tout un lieu câ€™est sa fermeture : Ã®les au symbole amniotique, ou encore forÃªt dont lâ€™horizon se clÃ´t lui-mÃªme. Le lieu sacrÃ© est bien une cosmisation. Â»<br />
&#8230;/&#8230;<br />
&#8220;Cette idÃ©e de lâ€™Ã®le comme nombril du monde existait dÃ©jÃ  dans la GrÃ¨ce antique. Les Grecs anciens, sâ€™ils nâ€™avaient apparemment aucun terme pour dÃ©signer lâ€™insularitÃ©, lâ€™ont cependant figurÃ©e par des expressions mÃ©taphoriques comme Â« lâ€™omphalos Â», mais aussi Â« le bouclier Â» ou Â« la coupe Â». En rÃ©alitÃ©, lâ€™omphalos est aussi le point central et le plus haut du bouclier. Et lâ€™image de lâ€™Ã®le sâ€™Ã©levant, montagne au-dessus des eaux, quâ€™HomÃ¨re, dans lâ€™OdyssÃ©e, Ã©voque Ã  plusieurs reprises constitue aussi, selon Sylvie Vilatte, Â« le trait dâ€™union naturel entre le ciel et la terre, entre le monde des Olympiens et celui des hommes Â»<br />
&#8230;/&#8230;<br />
&#8220;Mais une autre figure va retenir notre attention, pour construire notre image de lâ€™Ã®le sacrÃ©e, câ€™est la figure de Â« lâ€™Ã®le labyrinthe Â». Comme figure de lâ€™espace insulaire, le labyrinthe remplit deux fonctions : celle de lâ€™allongement des itinÃ©raires, dâ€™agrandissement dâ€™un espace limitÃ© ; celle de protection de lâ€™espace menacÃ© et envahi, parce que le labyrinthe retarde et rend plus difficile la pÃ©nÃ©tration de lâ€™espace insulaire. Mais câ€™est aussi, en tant que figure de la pensÃ©e humaine, une mÃ©taphore de la connaissance.&#8221;<br />
A. MEISTERSHEIM </p>
<p>Sources :<br />
<a href="http://www.recherches-slaves.paris4.sorbonne.fr/Cahier7/Sommaire.htm" rel="nofollow">http://www.recherches-slaves.paris4.sorbonne.fr/Cahier7/Sommaire.htm</a><br />
Tout cela est en nous bien que nous le sachions peu. Creuser pour trouver une Ã®le, notre Ã®le ?<br />
Nasruddin y rÃ©pond :<br />
&#8220;On ne vole pas un minaret avant de savoir creuser un puit.&#8221; <img src='http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : jean</title>
		<link>http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/02/13/ile-verte-monde-imaginal-terre-de-lame/#comment-2722</link>
		<dc:creator>jean</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Feb 2007 01:58:12 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/02/13/ile-verte-monde-imaginal-terre-de-lame/#comment-2722</guid>
		<description>L'Ã©toile Polaire appelle et chante, hÃ© elle nous fait signe, Ã©tonnÃ© l'enfant la devine plus qu'il ne la voit, il faut lui faire confiance, elle est un guide sÃ»r, et son cÅ“ur est doux, jeune jean le sens comme une caresse sur sa joue qui ne sait pas encore qu'elle est de lumiÃ¨re :) merci insaisissable semelles de vent
c'est juste dans la fÃªlure...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;Ã©toile Polaire appelle et chante, hÃ© elle nous fait signe, Ã©tonnÃ© l&#8217;enfant la devine plus qu&#8217;il ne la voit, il faut lui faire confiance, elle est un guide sÃ»r, et son cÅ“ur est doux, jeune jean le sens comme une caresse sur sa joue qui ne sait pas encore qu&#8217;elle est de lumiÃ¨re <img src='http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> merci insaisissable semelles de vent<br />
c&#8217;est juste dans la fÃªlure&#8230;</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Muskull</title>
		<link>http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/02/13/ile-verte-monde-imaginal-terre-de-lame/#comment-2680</link>
		<dc:creator>Muskull</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Feb 2007 15:59:51 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/02/13/ile-verte-monde-imaginal-terre-de-lame/#comment-2680</guid>
		<description>REPONS

Des fleurs et des herbes Ã©manait une lumiÃ¨re, brume d'or paisible,
Les insectes tissaient des spirales Ã©manÃ©es de ces cÅ“urs flamboyants,
Au travers, les trilles aiguÃ«s des ailÃ©s lanÃ§aient des flÃ¨ches lumineuses,
Les fils du monde jouaient, dansaient, Ã©taient en triomphante joie...

Je marchais derriÃ¨re le guide, amoureux Ã©bloui, captivÃ©,
Ainsi mon respir lui aussi participait Ã  cette priÃ¨re fervente ?
BrÃ»lante nostalgie comme nous avancions en chemin de terre nue.
Ainsi assiÃ©gÃ©s, pris dans l'ardence fraÃ®che de ce feu, nous suivions nous ?

O que n'est-il donnÃ© aux yeux pÃ¢les de toujours contempler cette lumiÃ¨re ?
O que n'est-il dÃ©chirÃ© mÃªme par l'instant ce voile gris et lourd
Les maintenant inharmoniques Ã©garÃ©s concentrÃ©s sur l'ancien,
Que ne leur est-il donnÃ© cet instant infini oÃ¹ la honte vient Ã  l'homme.

Voir avec quel empressement, offrantes les fleurs rendent hommage,
Voir l'entrain, le travail bourdonnant de ce chant qui lui crÃ©e le partage,
Voir les ailÃ©s ravir les notes les plus justes pour les mener plus haut,
Voir enfin l'Ã©lan, l'actuel priant, brume d'or gardienne du jardin...

Ce n'est pas un "ailleurs", tout est lÃ  dÃ¨s ce monde dans l'orientation du coeur vers l'UnitÃ© des choses et des Ãªtres.
C'est trÃ¨s simple et trÃ¨s compliquÃ© Ã  la fois : "aller toujours tout droit", nous ne savons le faire, laissons-nous donc mener aux Ã©lans de lumiÃ¨res, nous saurons alors ce qui est juste.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>REPONS</p>
<p>Des fleurs et des herbes Ã©manait une lumiÃ¨re, brume d&#8217;or paisible,<br />
Les insectes tissaient des spirales Ã©manÃ©es de ces cÅ“urs flamboyants,<br />
Au travers, les trilles aiguÃ«s des ailÃ©s lanÃ§aient des flÃ¨ches lumineuses,<br />
Les fils du monde jouaient, dansaient, Ã©taient en triomphante joie&#8230;</p>
<p>Je marchais derriÃ¨re le guide, amoureux Ã©bloui, captivÃ©,<br />
Ainsi mon respir lui aussi participait Ã  cette priÃ¨re fervente ?<br />
BrÃ»lante nostalgie comme nous avancions en chemin de terre nue.<br />
Ainsi assiÃ©gÃ©s, pris dans l&#8217;ardence fraÃ®che de ce feu, nous suivions nous ?</p>
<p>O que n&#8217;est-il donnÃ© aux yeux pÃ¢les de toujours contempler cette lumiÃ¨re ?<br />
O que n&#8217;est-il dÃ©chirÃ© mÃªme par l&#8217;instant ce voile gris et lourd<br />
Les maintenant inharmoniques Ã©garÃ©s concentrÃ©s sur l&#8217;ancien,<br />
Que ne leur est-il donnÃ© cet instant infini oÃ¹ la honte vient Ã  l&#8217;homme.</p>
<p>Voir avec quel empressement, offrantes les fleurs rendent hommage,<br />
Voir l&#8217;entrain, le travail bourdonnant de ce chant qui lui crÃ©e le partage,<br />
Voir les ailÃ©s ravir les notes les plus justes pour les mener plus haut,<br />
Voir enfin l&#8217;Ã©lan, l&#8217;actuel priant, brume d&#8217;or gardienne du jardin&#8230;</p>
<p>Ce n&#8217;est pas un &#8220;ailleurs&#8221;, tout est lÃ  dÃ¨s ce monde dans l&#8217;orientation du coeur vers l&#8217;UnitÃ© des choses et des Ãªtres.<br />
C&#8217;est trÃ¨s simple et trÃ¨s compliquÃ© Ã  la fois : &#8220;aller toujours tout droit&#8221;, nous ne savons le faire, laissons-nous donc mener aux Ã©lans de lumiÃ¨res, nous saurons alors ce qui est juste.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : valostine</title>
		<link>http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/02/13/ile-verte-monde-imaginal-terre-de-lame/#comment-2676</link>
		<dc:creator>valostine</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Feb 2007 14:30:24 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/02/13/ile-verte-monde-imaginal-terre-de-lame/#comment-2676</guid>
		<description>Terre de lâ€™Ã‚me
Lame de fond irresistible
et au fond des yeux, qui regardent Ã©merveillÃ©s de BeautÃ©, dâ€™Ã©toiles, de lucioles et dâ€™arbres qui fleurent bon et beau, apparaÃ®t l'enchantement.
CyprÃ¨s sentinelles, Ã  la verticale, veillent  sur lâ€™Ã®le endormie.
Le temps passe si discretement ici qu'on ne s'en aperÃ§oit pas.
Oui, cette Ã®le accueille tendrement ceux et celles  qui sâ€™y posent et y reposent leur Ã¢me.

Merci du cadeau</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Terre de lâ€™Ã‚me<br />
Lame de fond irresistible<br />
et au fond des yeux, qui regardent Ã©merveillÃ©s de BeautÃ©, dâ€™Ã©toiles, de lucioles et dâ€™arbres qui fleurent bon et beau, apparaÃ®t l&#8217;enchantement.<br />
CyprÃ¨s sentinelles, Ã  la verticale, veillent  sur lâ€™Ã®le endormie.<br />
Le temps passe si discretement ici qu&#8217;on ne s&#8217;en aperÃ§oit pas.<br />
Oui, cette Ã®le accueille tendrement ceux et celles  qui sâ€™y posent et y reposent leur Ã¢me.</p>
<p>Merci du cadeau</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : titi</title>
		<link>http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/02/13/ile-verte-monde-imaginal-terre-de-lame/#comment-2587</link>
		<dc:creator>titi</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Feb 2007 16:10:28 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/02/13/ile-verte-monde-imaginal-terre-de-lame/#comment-2587</guid>
		<description>Salut Ã  toi femme aux semelles de vent
le chant de la flutte, l'Ã®le verte, tous ceci a un air de 
paradis...
tendresse</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Salut Ã  toi femme aux semelles de vent<br />
le chant de la flutte, l&#8217;Ã®le verte, tous ceci a un air de<br />
paradis&#8230;<br />
tendresse</p>
]]></content:encoded>
	</item>
</channel>
</rss>

