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	<title>Commentaires sur : Hommage à Lucius Annaeus Seneca dit Sénèque</title>
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	<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 05:08:32 +0000</pubDate>
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		<item>
		<title>Par : jjd</title>
		<link>http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/01/12/hommage-a-lucius-annaeus-seneca-dit-seneque/#comment-2351</link>
		<dc:creator>jjd</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Feb 2007 06:15:20 +0000</pubDate>
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		<description>Pour prolonger le dernier commentaire (de Muskull) mais à propos des "Modernes" (Schopenhauer, Beckett, Cioran etc,) il y a un essai de la romancière Nancy Huston, très vivifiant, sur ces chers "Professeurs de désespoir".

   " A quoi est dû c'est écart grandissant, à l'orée du XXI° siècle, entre ce que nous avons envie de vivre (solidarité-générosité-démocratie) et ce que nous avons envie de consommer (transgression-violence-solitude-désespoir) ?" (N.H.)

   Ou bien :

    " L'homme est bon et mauvais.
  Mais il est autre chose encore:
   la nuance, la nuance qui est pour moi 
          le but de l'art"

             George Sand</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pour prolonger le dernier commentaire (de Muskull) mais à propos des &#8220;Modernes&#8221; (Schopenhauer, Beckett, Cioran etc,) il y a un essai de la romancière Nancy Huston, très vivifiant, sur ces chers &#8220;Professeurs de désespoir&#8221;.</p>
<p>   &#8221; A quoi est dû c&#8217;est écart grandissant, à l&#8217;orée du XXI° siècle, entre ce que nous avons envie de vivre (solidarité-générosité-démocratie) et ce que nous avons envie de consommer (transgression-violence-solitude-désespoir) ?&#8221; (N.H.)</p>
<p>   Ou bien :</p>
<p>    &#8221; L&#8217;homme est bon et mauvais.<br />
  Mais il est autre chose encore:<br />
   la nuance, la nuance qui est pour moi<br />
          le but de l&#8217;art&#8221;</p>
<p>             George Sand</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Muskull</title>
		<link>http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/01/12/hommage-a-lucius-annaeus-seneca-dit-seneque/#comment-2107</link>
		<dc:creator>Muskull</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jan 2007 15:38:30 +0000</pubDate>
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		<description>Tatiana a écrit :
"Honte plutôt à celui et à ceux qui satisfaits d’eux-mêmes se pensent supérieurs et détenteurs de la vérité.

Honte à tous ceux qui se croient faire parti des bons et purs et qui, sûr de cela, jettent des pierres et l’opprobre sur leur semblable."
Et il n'y a rien de plus juste par rapport à ce dit de Sénèque qui, bien que toujours actuel, me déplaisait profondement.
Cet homme était un grand courtisan à l'époque où Rome était à son summum de violence en son "empire", voir la colonne trajane qui commémore un génocide quasi total en Roumanie actuelle. En tant que précepteur de Néron, l'on peut aussi juger l'arbre à son fruit.
Plus philosophiquement l'on ne peut s'excuser soi-même en stigmatisant les autres, celà est du règne du "ne pas", celui de l'Etre est de mettre en lumière le positif pour le faire grandir, le mépris est travail d'extinction et de mort.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Tatiana a écrit :<br />
&#8220;Honte plutôt à celui et à ceux qui satisfaits d’eux-mêmes se pensent supérieurs et détenteurs de la vérité.</p>
<p>Honte à tous ceux qui se croient faire parti des bons et purs et qui, sûr de cela, jettent des pierres et l’opprobre sur leur semblable.&#8221;<br />
Et il n&#8217;y a rien de plus juste par rapport à ce dit de Sénèque qui, bien que toujours actuel, me déplaisait profondement.<br />
Cet homme était un grand courtisan à l&#8217;époque où Rome était à son summum de violence en son &#8220;empire&#8221;, voir la colonne trajane qui commémore un génocide quasi total en Roumanie actuelle. En tant que précepteur de Néron, l&#8217;on peut aussi juger l&#8217;arbre à son fruit.<br />
Plus philosophiquement l&#8217;on ne peut s&#8217;excuser soi-même en stigmatisant les autres, celà est du règne du &#8220;ne pas&#8221;, celui de l&#8217;Etre est de mettre en lumière le positif pour le faire grandir, le mépris est travail d&#8217;extinction et de mort.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : robert</title>
		<link>http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/01/12/hommage-a-lucius-annaeus-seneca-dit-seneque/#comment-2083</link>
		<dc:creator>robert</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jan 2007 13:29:27 +0000</pubDate>
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		<description>Lorsque ma vie sera mise sur la balance, combien pesera t-elle de vie vécue consciemment, y aura t-il ne serait-ce qu'un dixiéme de gramme qui ne soit pas teinté par des vains désirs, des futiles plaisirs et des peurs bidons ?

Autant de caravanes de rêves peuplées de fantômes, dont moi-même ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsque ma vie sera mise sur la balance, combien pesera t-elle de vie vécue consciemment, y aura t-il ne serait-ce qu&#8217;un dixiéme de gramme qui ne soit pas teinté par des vains désirs, des futiles plaisirs et des peurs bidons ?</p>
<p>Autant de caravanes de rêves peuplées de fantômes, dont moi-même ?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : nath</title>
		<link>http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/01/12/hommage-a-lucius-annaeus-seneca-dit-seneque/#comment-1915</link>
		<dc:creator>nath</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jan 2007 12:00:10 +0000</pubDate>
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		<description>Oui, je suis ainsi, perda

me tourner vers "l'autre côté", plonger au dedans de moi-même et delà toutes ces futilités, mensonges, bavardages et autres vains combats,  me relier à la minuscule étincelle de la conscience meilleur de moi-même, et me fais voir</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Oui, je suis ainsi, perda</p>
<p>me tourner vers &#8220;l&#8217;autre côté&#8221;, plonger au dedans de moi-même et delà toutes ces futilités, mensonges, bavardages et autres vains combats,  me relier à la minuscule étincelle de la conscience meilleur de moi-même, et me fais voir</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : zazie</title>
		<link>http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/01/12/hommage-a-lucius-annaeus-seneca-dit-seneque/#comment-1803</link>
		<dc:creator>zazie</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jan 2007 15:41:05 +0000</pubDate>
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		<description>touchée, droit au coeur, la flêche est arrivée... 2000 ans qu'il a été écrit ce texte, pensé, senti ...  j'ai du mal à réaliser cette distance  tant il fait écho à notre actualité...  mais 2000 ans c'est peut-être le temps d'un souffle quand les coeurs résonnent à l'unisson ?
oui je me reconnais, je reconnais l'homme dans le superflu d'une vie futile et quelque part désanchantée. merci à vous de ce rappel de vérité.

"Vois-tu passant, couler cette onde,
Et s’écouler incontinent ?
Ainsi fuit la gloire du monde ;
Et rien que Dieu n’est permanent"
Malherbe</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>touchée, droit au coeur, la flêche est arrivée&#8230; 2000 ans qu&#8217;il a été écrit ce texte, pensé, senti &#8230;  j&#8217;ai du mal à réaliser cette distance  tant il fait écho à notre actualité&#8230;  mais 2000 ans c&#8217;est peut-être le temps d&#8217;un souffle quand les coeurs résonnent à l&#8217;unisson ?<br />
oui je me reconnais, je reconnais l&#8217;homme dans le superflu d&#8217;une vie futile et quelque part désanchantée. merci à vous de ce rappel de vérité.</p>
<p>&#8220;Vois-tu passant, couler cette onde,<br />
Et s’écouler incontinent ?<br />
Ainsi fuit la gloire du monde ;<br />
Et rien que Dieu n’est permanent&#8221;<br />
Malherbe</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : tatiana</title>
		<link>http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/01/12/hommage-a-lucius-annaeus-seneca-dit-seneque/#comment-1801</link>
		<dc:creator>tatiana</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jan 2007 12:44:52 +0000</pubDate>
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		<description>Honte plutôt à celui et à ceux qui satisfaits d'eux-mêmes se pensent supérieurs et détenteurs de la vérité.

Honte à tous ceux qui se croient faire parti des bons et purs et qui, sûr de cela, jettent des pierres et l'opprobre sur leur semblable.

Comment dis, comment, peut-on se "voir non être" si on n'était pas ? Se percevoir "gâcher" son âme et "son esprit", si l'âme et l'esprit étaient absents ?

Je ne pense pas que la conscience puisse être malade, je pense plutôt que nous éprouvons un grand malaise face à notre humaine condition. Mais vois-tu, l'espoir est bien là dans ce constat, car c'est l'être qui voit l'être, c'est la splendeur qui perçoit la splendeur et c'est la vérité (en nous) qui voit le mensonge.

Certes, c'est plus facile à dire qu'à faire, mais tourne-toi "vers l'autre côté" et tu verras que tu ne vois ceci que parce que tu vois cela... En d'autres termes, tourne tes yeux vers le dedans de toi-même et tu verras que l'être, la vérité et la beauté séjournent dans "cet embryon de conscience" qui ne demande qu'à éclore à l'instar des étoiles...

humainement,tendrement
t.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Honte plutôt à celui et à ceux qui satisfaits d&#8217;eux-mêmes se pensent supérieurs et détenteurs de la vérité.</p>
<p>Honte à tous ceux qui se croient faire parti des bons et purs et qui, sûr de cela, jettent des pierres et l&#8217;opprobre sur leur semblable.</p>
<p>Comment dis, comment, peut-on se &#8220;voir non être&#8221; si on n&#8217;était pas ? Se percevoir &#8220;gâcher&#8221; son âme et &#8220;son esprit&#8221;, si l&#8217;âme et l&#8217;esprit étaient absents ?</p>
<p>Je ne pense pas que la conscience puisse être malade, je pense plutôt que nous éprouvons un grand malaise face à notre humaine condition. Mais vois-tu, l&#8217;espoir est bien là dans ce constat, car c&#8217;est l&#8217;être qui voit l&#8217;être, c&#8217;est la splendeur qui perçoit la splendeur et c&#8217;est la vérité (en nous) qui voit le mensonge.</p>
<p>Certes, c&#8217;est plus facile à dire qu&#8217;à faire, mais tourne-toi &#8220;vers l&#8217;autre côté&#8221; et tu verras que tu ne vois ceci que parce que tu vois cela&#8230; En d&#8217;autres termes, tourne tes yeux vers le dedans de toi-même et tu verras que l&#8217;être, la vérité et la beauté séjournent dans &#8220;cet embryon de conscience&#8221; qui ne demande qu&#8217;à éclore à l&#8217;instar des étoiles&#8230;</p>
<p>humainement,tendrement<br />
t.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : jm</title>
		<link>http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/01/12/hommage-a-lucius-annaeus-seneca-dit-seneque/#comment-1795</link>
		<dc:creator>jm</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jan 2007 10:36:10 +0000</pubDate>
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		<description>Oui j’ai honte.
Oui je suis comme ça.
Oui j’en ai assez de me voir non-être, robot, idiot, de salir de ma présence, de mes pensées, la splendeur d’une église où je passe en touriste faire une fausse prière.
Si parfois je gâche mon corps, mon esprit, mon âme, même plus par « plaisirs » c’est pour arracher, tuer cet embryon de conscience malade et retrourner au néant, au rien, à l’inexistance et que brillent les étoiles.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Oui j’ai honte.<br />
Oui je suis comme ça.<br />
Oui j’en ai assez de me voir non-être, robot, idiot, de salir de ma présence, de mes pensées, la splendeur d’une église où je passe en touriste faire une fausse prière.<br />
Si parfois je gâche mon corps, mon esprit, mon âme, même plus par « plaisirs » c’est pour arracher, tuer cet embryon de conscience malade et retrourner au néant, au rien, à l’inexistance et que brillent les étoiles.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Félix</title>
		<link>http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/01/12/hommage-a-lucius-annaeus-seneca-dit-seneque/#comment-1731</link>
		<dc:creator>Félix</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jan 2007 02:58:37 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour,

En lisant ce texte, je me suis dit que les écrits de Sénèque appartiennent
au bien commun, au patrimoine de l'humanité et que vous y avez puisez,
ô Dame aux semelles de vent, juste ce qu'il faut pour mettre en lumière
la vérité de notre situation d'homme.

Les millénaires passent et l'état intérieur de l'homme ne change pas.
C'est frappant, à lire ce texte, de se rendre compte qu'aujourd'hui encore nous pouvons dépenser des milliers d'euros pour garder quelques cheveux sur la tête alors que notre coeur se meurt, miné par la sécheresse.

Notre espoir, c'est que, grâce à tous ces rappels, nous les hommes parvenions à comprendre enfin que c'est le coeur qu'il est bon de nourrir,
parce que dans le patrimoine commun, ceux qui savent, nous ont dit que dans le coeur il y a tout, et aussi le courage. Le courage de dire oui à la Réalité, à la Vérité. Ils nous ont dit aussi qu'avec le coeur tout est possible.
Alors ayons un coeur, cultivons notre coeur. 
Hommage soit rendu aux femmes et aux hommes de coeur.
Mille salutations au coeur d'Amour aimant de la Femme aux semelles de vent.

Parfois ceux qui aiment viennent d'horizons lointains.

Amitiés

Félix</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>En lisant ce texte, je me suis dit que les écrits de Sénèque appartiennent<br />
au bien commun, au patrimoine de l&#8217;humanité et que vous y avez puisez,<br />
ô Dame aux semelles de vent, juste ce qu&#8217;il faut pour mettre en lumière<br />
la vérité de notre situation d&#8217;homme.</p>
<p>Les millénaires passent et l&#8217;état intérieur de l&#8217;homme ne change pas.<br />
C&#8217;est frappant, à lire ce texte, de se rendre compte qu&#8217;aujourd&#8217;hui encore nous pouvons dépenser des milliers d&#8217;euros pour garder quelques cheveux sur la tête alors que notre coeur se meurt, miné par la sécheresse.</p>
<p>Notre espoir, c&#8217;est que, grâce à tous ces rappels, nous les hommes parvenions à comprendre enfin que c&#8217;est le coeur qu&#8217;il est bon de nourrir,<br />
parce que dans le patrimoine commun, ceux qui savent, nous ont dit que dans le coeur il y a tout, et aussi le courage. Le courage de dire oui à la Réalité, à la Vérité. Ils nous ont dit aussi qu&#8217;avec le coeur tout est possible.<br />
Alors ayons un coeur, cultivons notre coeur.<br />
Hommage soit rendu aux femmes et aux hommes de coeur.<br />
Mille salutations au coeur d&#8217;Amour aimant de la Femme aux semelles de vent.</p>
<p>Parfois ceux qui aiment viennent d&#8217;horizons lointains.</p>
<p>Amitiés</p>
<p>Félix</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Siegfried</title>
		<link>http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/01/12/hommage-a-lucius-annaeus-seneca-dit-seneque/#comment-1725</link>
		<dc:creator>Siegfried</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jan 2007 00:26:32 +0000</pubDate>
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		<description>Sénèque. (vers 4 - 65 ap. J.C.). Attali 2007

Compassion? Allons donc!

Depuis quelques temps, beaucoup s’extasient devant ce qu’il est à la mode de nommer «la vague compassionnelle», ou «la démocratie compassionnelle». Nos sociétés seraient emportées par des vagues de générosité, des bouffées de pitié, qui l’emporteraient sur toute autre considération, et qui feraient de nous des gens de plus en plus généreux. Ceux-là citent en exemple la générosité pour le Téléthon, pour le Sida, pour les Restaus du Cœur, pour les victimes du Tsunami, et, tout récemment encore, l’intérêt pour le climat ou pour les SDF. Comme j’aimerais que cela soit vrai! Et je ne nie pas que des gens, fort nombreux, de plus en plus nombreux mêmes, soient sensibles, par altruisme, à ces causes. Mais en réalité, si ces campagnes prennent et que d’autres, comme le Darfour, ou les victimes du tremblement de terre au Cashmere, ne prennent pas, si tant de gens continuent de souffrir de la bilharziose, de la malaria, de la faim, de la misère, de la dictature de par le monde, c’est que nos sociétés ne sont compassionnelles que par égoïsme: Les maladies génétiques et le Sida touchent les riches comme les pauvres. La précarité peut toucher chacun d’entre nous et le tsunami a concerné des touristes occidentaux en grand nombre. Le climat ne nous concerne que depuis que nos zones tempérées sont menacées de températures dont souffrent des milliards d’hommes depuis des siècles. Quand aux SDF, il a fallu que des centaines de tentes, bien visibles parce que rouges, viennent faire éclater la misère aux yeux des bourgeois, petits et grands, pour que chacun se précipite pour faire disparaitre ce qui, pour beaucoup, qui ne l’avoueront jamais, est d’abord une pollution visuelle. Il faut vivre avec cet égoïsme généralisé, et tenter d’en faire une source d’altruisme intéressé. Tout ce qui pourra rendre plus visible, plus gênante, plus contagieux, plus dangereux même, le malheur des autres aidera à faire prendre conscience de ce qui doit changer. Vite. 

http://blogs.lexpress.fr/attali/</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Sénèque. (vers 4 - 65 ap. J.C.). Attali 2007</p>
<p>Compassion? Allons donc!</p>
<p>Depuis quelques temps, beaucoup s’extasient devant ce qu’il est à la mode de nommer «la vague compassionnelle», ou «la démocratie compassionnelle». Nos sociétés seraient emportées par des vagues de générosité, des bouffées de pitié, qui l’emporteraient sur toute autre considération, et qui feraient de nous des gens de plus en plus généreux. Ceux-là citent en exemple la générosité pour le Téléthon, pour le Sida, pour les Restaus du Cœur, pour les victimes du Tsunami, et, tout récemment encore, l’intérêt pour le climat ou pour les SDF. Comme j’aimerais que cela soit vrai! Et je ne nie pas que des gens, fort nombreux, de plus en plus nombreux mêmes, soient sensibles, par altruisme, à ces causes. Mais en réalité, si ces campagnes prennent et que d’autres, comme le Darfour, ou les victimes du tremblement de terre au Cashmere, ne prennent pas, si tant de gens continuent de souffrir de la bilharziose, de la malaria, de la faim, de la misère, de la dictature de par le monde, c’est que nos sociétés ne sont compassionnelles que par égoïsme: Les maladies génétiques et le Sida touchent les riches comme les pauvres. La précarité peut toucher chacun d’entre nous et le tsunami a concerné des touristes occidentaux en grand nombre. Le climat ne nous concerne que depuis que nos zones tempérées sont menacées de températures dont souffrent des milliards d’hommes depuis des siècles. Quand aux SDF, il a fallu que des centaines de tentes, bien visibles parce que rouges, viennent faire éclater la misère aux yeux des bourgeois, petits et grands, pour que chacun se précipite pour faire disparaitre ce qui, pour beaucoup, qui ne l’avoueront jamais, est d’abord une pollution visuelle. Il faut vivre avec cet égoïsme généralisé, et tenter d’en faire une source d’altruisme intéressé. Tout ce qui pourra rendre plus visible, plus gênante, plus contagieux, plus dangereux même, le malheur des autres aidera à faire prendre conscience de ce qui doit changer. Vite. </p>
<p><a href="http://blogs.lexpress.fr/attali/" rel="nofollow">http://blogs.lexpress.fr/attali/</a></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Clément Rosset</title>
		<link>http://lafemmeauxsemellesdevent.eu/2007/01/12/hommage-a-lucius-annaeus-seneca-dit-seneque/#comment-1667</link>
		<dc:creator>Clément Rosset</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jan 2007 22:50:30 +0000</pubDate>
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		<description>Les hommes n'aiment pas le réel tel qu'il est. Pour s'en détourner, il en ont inventé des reflets déformés - mythes, métaphysiques, utopies romantiques, discours abstraits, ou simplement vision du monde ordinaire - qui sont des projections, des illusions, des « doubles » du réel. Des images trompeuses en somme. « Rien de plus fragile que la faculté humaine d'admettre la réalité, d'accepter sans réserves l'impérieuse prérogative du réel ».
Contre les constructions de l'esprit qui échafaudent des mondes imaginaires, qui sont des façons de s'échapper du réel, le vrai sage doit apprendre à sortir des « sortilèges » pour accepter et aimer le monde tel qu'il est. Ce monde n'est certes pas parfait. Il est même souvent dur, cruel, tragique... mais il est aussi souvent riche, créatif, foisonnant, comme l'est la vie, la nature. Apprendre à goûter à ce monde réel conduit le sage à une certaine sérénité, une joie pour la vie. Cette joie consiste en une folie qui permet paradoxalement - et est seule à le permettre - d'éviter toutes les autres folies, préservant de l'existence névrotique et du mensonge permanent. A ce titre, elle constitue la grande et seule règle du « savoir-vivre » (La Force majeure).</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Les hommes n&#8217;aiment pas le réel tel qu&#8217;il est. Pour s&#8217;en détourner, il en ont inventé des reflets déformés - mythes, métaphysiques, utopies romantiques, discours abstraits, ou simplement vision du monde ordinaire - qui sont des projections, des illusions, des « doubles » du réel. Des images trompeuses en somme. « Rien de plus fragile que la faculté humaine d&#8217;admettre la réalité, d&#8217;accepter sans réserves l&#8217;impérieuse prérogative du réel ».<br />
Contre les constructions de l&#8217;esprit qui échafaudent des mondes imaginaires, qui sont des façons de s&#8217;échapper du réel, le vrai sage doit apprendre à sortir des « sortilèges » pour accepter et aimer le monde tel qu&#8217;il est. Ce monde n&#8217;est certes pas parfait. Il est même souvent dur, cruel, tragique&#8230; mais il est aussi souvent riche, créatif, foisonnant, comme l&#8217;est la vie, la nature. Apprendre à goûter à ce monde réel conduit le sage à une certaine sérénité, une joie pour la vie. Cette joie consiste en une folie qui permet paradoxalement - et est seule à le permettre - d&#8217;éviter toutes les autres folies, préservant de l&#8217;existence névrotique et du mensonge permanent. A ce titre, elle constitue la grande et seule règle du « savoir-vivre » (La Force majeure).</p>
]]></content:encoded>
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